Freelance France Japon

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Un article sur la gestion de sites web promotionnels de freelancers dans la perspective de la compétition mène à un autre article sur la possibilité de collaborer malgré la compétition. Les deux articles sont également superficiels, la soupe tiède traditionnelle de consultants cools, mais le sujet n'est pas anodin tellement qu'il est difficile à aborder dans les discussions. C'est une question qui concerne directement les membres de FFJ dans une grande majorité probablement. A priori, la compétition et la collaboration ne devraient pas être comme l'huile et le vinaigre, mais envisager des formules de collaboration quand les activités sont identiques ou trop proches peut paraître proche de l'impossible. Quelles sont les formules possibles qui ne soient pas des associations exclusives mais laissent la porte ouverte à une possibilité d'ouverture vers plus de collaborant-compétiteurs? Ou est-ce une utopie? Je suis moi-même dans mon domaine où les murs sont épais au possible à la recherche de formules parce que l'intuition qui reste à prouver est que la collaboration pourrait être un moyen d'influer sur le marché en lui offrant une visibilité plus coordonnée qu'actuellement. Des idées, des expériences de collaborations entre concurrents directs freelances?

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Merci pour ce témoignage. Peux-tu expliquer un peu comment cela s'est fait? Vous vous connaissiez à l'origine? Y a-t-il eu négociations ou est-ce une tendance "naturelle" dans ce milieu? Bref, quelle est la dynamique derrière cette collaboration commerciale?

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Bravo! J'étais à côté de Dumanowski et Laurent lorsque l'offre a été faite d'écrire cet article. Je suis ravi d'apprendre que cela a mené à une augmentation de commandes / clients. En même temps, Laurent a pu vendre un reportage de plus. C'est ce qu'on appelle en anglais une situation "win-win." Voici un exemple concrète de l'avantage de participer activement aux rencontres et aux discussions de FFJ.

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Il y a une gamme de possibilités entre la compétition et la coopération pures, qui semblent être des termes contradictoires et mutuellement exclusifs à premier vu. C'est du moins le cas dans mon domaine, la production audiovisuelle. Certes, il y a des compétitifs qui ne partagent aucun renseignement ou du travail. S'ils sont occupés, jamais diront-ils "appeler Untel, il est peut-être disponible." Combien de fois ai-je aidé des nouveaux arrivés au Japon à trouver des renseignements nécessaires pour leur travail – des magasins, les tarifs, des exemplaires de contrats et de "Interviewee Release," nadonado. La plupart du temps ce n'est pas réciproque. Je n'entends rien d'eux après qu'ils commencent à travailler en tant que concurrent. À ces gens-là, jamais je ne passerais des clients. Parfois je les engage pour un travail spécifique (e.g. cadreur), mais c'est tout.

Il y a aussi des coopérateurs, quelques pairs qui travaillent de façon professionnelle, avec qui je partage volontiers des renseignements et du travail, sans hésitation. Nous ne volons pas les clients des autres, et nous avons avantage à voir nos bons clients desservis lorsque nous sommes trop occupés pour nous en occuper nous-mêmes. Je dirais même que ça nous fait plaisir de savoir que le travail aille à un des gens que nous estimons plutôt qu'à un "rival."

Souvent des réalisateurs outre-mer envoient la même requête à beaucoup de sociétés de productions ou des caméramans, et nous en parlons parfois entre nous. Car nombreux sont les «producers» qui prétendent jusqu'à la dernière minute que tu as une bonne chance d'avoir le boulot, tirant des renseignements peu à peu, pour ensuite choisir un rival moins cher et expérimenté. Nous avons, je dois l'avouer, une sorte de "liste noire" des types qui nous ont joués des sales tours. Certes, de leur perspective, c'est tout à fait normal comme pratique dans les affaires. Autrement dit, ils croient à la compétition sauvage du marché et essaient d'en tirer le maximum de bénéfices.

Il y a des fois où je soumets un devis avec la collaboration d'autres spécialistes dans mon domaine. Il y aussi plusieurs modèles de relations entre nous. (a) Nous divisons les taches et les budgets, et l'un d'entre nous envoie la facture. (b) Nous engageons l'autre en tant que sous-traiteur. (c) Nous agissons comme "agent" ou nakodo, tandis que l'autre envoie la facture au client et nous donne une commission ou un salaire fixe. (d) Parfois nous nous présentons en tant que "joint-venture" et chacun facture le client séparément.

Parfois je présente des clients potentiels à des gens que je connais et qui sont fiables, qui ne m'enlèvent pas du travail mais qui ne m'en ont jamais donné, par exemple à des interprètes et des fixeurs / coordinateurs.

En tout cas, si vous lisez de temps à autre les rubriques du groupe FFJ "Production audiovisuelle / télévision" vous verrez que le partage de renseignements est à la base de notre groupuscule. Le silence mutuel ne sert à rien.

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Tout à fait d'accord avec Michael et de M. Dumanowski. C'est entre "petits" qu'on devient plus forts. Si j'ai deux coordinations de tournages en même temps, je préfère offrir le service au client en référant à quelqu'un de fiable pour me remplacer, que de perdre complètement ce contact. Comme Michael le dit, on s'arrange entre nous pour une facture commune ou en "joint-venture". Les grandes entreprises ont des associations, des ententes, des coopérations de fabrication ou de services. Je crois que c'est tout à fait dans le même état d'esprit qu'il faut voir les choses. On devient ainsi plus forts entre nous pour vaincre les clients "moutons noirs" qui ne payent pas ou qui tentent de nous avoir.

Anecdote en ce sens, un client ne voulait pas me dire qui était son "super traducteur pas cher" pour les interviews que nous avons tournées, puis quelques semaines plus tard, je reçois un courriel de mon ancien prof de japonais à l'université me disant en rigolant qu'il en avait un peu marre d'entendre ma voix!! C'est en plus le genre de prof qui m'aurait passé le boulot s'il n'avait pas eu le temps de le faire... la roue tourne!

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Les confrères qui sont aussi des concurrents ont parfois du bon : lorsque j'étais rédacteur au magazine Moto Revue, notre concurrent, Moto Journal, avait un correspondant journaliste au Japon et celui-ci envoyait des articles régulièrement, et bien sûr, cela ne faisait pas nos affaires... Jusqu'à un beau jour où plusieurs magazines de mon groupe de presse m'ont demandés d'aller au Japon pour être leur correspondant. J'avais envie de voir du pays... et c'était il y a déjà huit ans. Les relations avec ce confrère n'était pas très bonnes, mais ça créait une saine émulation. Depuis, il est parti, et son successeur est un gars charmant, avec qui j'essaie toujours de trouver des façons de collaborer.

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