Freelance France Japon

Un récent article paru dans le Monde nous rappelle que le domaine de la
traduction et l'interprétariat souffre encore et toujours de  certain
manque de reconnaissance publique et qu'il est hors de question d'en
traiter comme une affaire "privée" ou "classée" par le triomphe de
l'anglais globalisé, alors que notre vocation se situe largement dans le
domaine publique commun à travers les différentes identités culturelles
et linguistiques.
Vous allez dire que de par la combinaison de langues que nous avons, c'est encore moins facile de revendiquer ce type
de discours.
Que faire, à part appliquer ses compétences en pratique scrupuleusement?

Un tel discours, je n'ai pas encore eu l'occasion de l'entendre en
japonais, sans doute à cause de mon éloignement géographique.
Si vous en connaissez un équivalent, merci de nous le signaler ici même, ce sera toujours plus encourageant.


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Réponses à cette discussion

Je trouve cet article confus et fourre-tout. Donc des "partenaires"(qu'est-ce que cet euphémisme cache?) de l'ESIT et de l'ISIT font des demandes qui ne reflètent que l'ignorance de la demande, mais aussi et surtout la pauvreté des budgets alloués à la communication. Et ce point de départ permet de finir par le souhait national (en France) d'une reconnaissance de la traductologie et de filières d'excellence.

Les auteurs parlent à juste titre de leur chapelle, soulignant les besoins insatisfaits d'interprètes de conférences internationales sans citer aucune cause tangible. J'espère que ce ne sont pas les mêmes "partenaires" cités au début qui ont besoin de personnel en cabine à moindre frais. Bref, il y a une pénurie pour les cabines des instances internationales et un besoin de reconnaître la traductologie française. So what?

Personnellement, je ne me reconnais en rien dans cette dynamique. Comme la majorité des interprètes et traducteurs dans le monde, je suis sans formation professionnelle, mais formé sur le tas, c'est à dire en auto-formation permanente. Par contre, les requêtes citées en tête de l'article de ces "partenaires" (ce mot me donne des boutons, un peu comme l'incontournable "nos amis japonais" dans les bulletins d'associations de français au Japon) concernent tous les acteurs des marchés et touchent en particuliers ceux avec des années de carrière faisant face à des exigences d'émoluments au rabais.

La demande sera toujours plus forte que la capacité des écoles à produire des acteurs dans des domaines spécifiques comme les instances internationales qui ne sont que l'aspect le plus visible mais minoritaire en regard de marchés variés, multiformes et complexes, et la majorité des acteurs n'auront pas comme hier et comme aujourd'hui des formations scolaires, mais le courage de progresser individuellement et ne pas laisser tomber quand les facteurs de laisser tomber sont nombreux.
Merci beaucoup de ce commentaire, oui en effet, c'est un fourre-tout.
Nous sommes d'accord que ces deux co-auteures n'auraient pourtant pas à se plaindre des cadres de leurs institutions, enviables pour beaucoup au point de vue de leur positionnement international.
J'ai trouvé l'article sur le site de l'ASTTI, mais pas dans le Monde que je lis pour une très rare occasion.

Par conséquent, on ne s'occupera pas de tous ces traits respectivement franco-français, comme le partenariat Public-Privé qui se traduit en tant que synonyme de "Win-Win".

Il s'agirait même d'un exemple de la difficulté de transmettre un message fortement dosé de la connotation locale (s'en rendent-elles compte?), tout en le reformatant sans rien changer bien-entendu son fonds.

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