Freelance France Japon

Le réseau des professionnels indépendants et entrepreneurs franco-japonais

J'invite les visiteurs de FFJ à relire la discussion ancienne ici qui a été soudain réveillée par un incident surprenant dont certaines ramifications ne sont pas encore éclaircies.

Cet évènement met en lumière de nombreux points que la plupart des membres de FFJ ne liront pas étant aux abonnés absents. J'invite les membres présents à ne pas se sentir outrés de cette mention de l'absence des absents car ce qui arrive est aussi la conséquence délétère de l'absence, de l'acte d'inscription, acte banal, banalisé et inoffensif à un réseau comme à un autre suivie de l'amnésie d'y avoir laissé une page profile. Hors, la banalisation de cet acte porte justement atteinte au développement d'une niche comme FFJ, et n'est pas du tout inoffensif mais contre-productif.

On peut s'inscrire mécaniquement à Facebook ou Viadéo mais pas à FFJ. La procédure est identique mais l'intention ne devrait pas l'être. Quand un problème se pose qui lie intimidation et tentative d'imposer la lissitude et la courtoisie de magazine soucieux de ne pas froisser les annonceurs, FFJ n'a pas de conseil légal pour faire face. En mode public, c'est la présence active en ligne de ses membres qui est la meilleure ligne de défense pour corriger ce qui doit être corrigé, et faire face par le dialogue créatif.

Hormis l'acte responsable de ne pas s'inscrire à la légère, il y a un autre acte responsable et à mon sens très honorable qui est de se désinscrire. Contrairement à Facebook (je crois), la désinscription volontaire est ici finale. Mais plutôt de vous inviter à vous désinscrire, je vous demande plutôt de vous demander ce que cette présence figurative en ligne signifie comme investissement personnel pour vous et au-delà en terme "corporatiste".

La gestion d'un réseau publique n'est pas simple. Il y a une charte mais il y aussi et surtout souvent un apprentissage de l'usage du territoire. Que cet apprentissage génère des bourdes fait parti de l'apprentissage. On apprend à marcher comme on apprend à tomber. Hors, quand un anonyme vous demande soudain d'effacer une discussion en entier parce qu'un point porte litige, il signifie justement que son plaisir est le silence, le désert, la page blanche, c'est à dire l'auto-censure. Le fascisme soft, c'est très exactement cela, le revers du cool de rigueur. La situation sur cette affaire n'est pas encore stabilisée mais je mettrai sur l'agenda de la prochaine réunion mensuelle ce sujet avec l'option extrêmement chargée de sens de basculer FFJ en mode privé comme autre sujet de discussion. La réunion n'est pas encore finalisée mais les informations et la date probable figurent ici.

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Humandesigner Commentaire par Humandesigner le 9 Juin 2009 à 18 52
Je ne peux qu'approuver les propos de Michael Goldberg.
Lionel ne cesse d'oublier que les membres "dormants" peuvent potentiellement apporter de grandes choses à l'avenir. Les presser de se désinscrire c'est faire preuve d'un manque de vision sur le long terme, c'est agir comme un petit garçon trépignant d'impatience sur le point de casser son jouet par dépit.
Enfin, Lionel devrait être satisfait du nombre actuel de membres car un professionnel du web tel que moi sait combien il est difficile de créer une communauté vivante. C'est une délicate alchimie que personne ne peut se targuer de maîtriser. Mais il suffit de regarder ailleurs pour constater que Freefrajap ne se porte pas si mal.
J'invite donc Lionel à garder le sourire, à se montrer plus concilliant et à faire preuve de plus d'optimisme.
Le pragmatisme froid et dénué d'humanisme, c'est pas vendeur.
Ritsuko Cordier Commentaire par Ritsuko Cordier le 24 Mai 2009 à 16 40
Admettre qu'à quel point nous sommes faibles n'est pas en soi une attitude négative, au contraire c'est nécessaire pour nous engager à quelque chose surtout d'inédit. Seulement, nous ne pouvons pas nous permettre de nous faire écraser constamment par ce poids de la vérité.
Lionel Dersot Commentaire par Lionel Dersot le 24 Mai 2009 à 7 32
Lu l'édito sur le site de poésie contemporaine Sitaudis.com:

"Liennage

Nous n'avons aucun point fort, le fort n'est pas notre fort.
Nous ne savons gérer ni l'actualité ni nos émotions ni nos enfants.
Plutôt que des partenaires, nous avons des amis et des alliés mais ce qui nous unit doucemement à eux, ce ne sont ni des objectifs ni des convergences d'intérêt.
Le beau terme de liennage, qui vient des combats créoles, signifie des fins communes, des rejets et des désirs communs ou non.
Le goût pour les seuls coups de la pensée.
En liens, nous sommes un poing. Faible."
Ritsuko Cordier Commentaire par Ritsuko Cordier le 24 Mai 2009 à 6 56
Je ne trouve pas que ce qui est arrivé à cette discussion dont le sujet central demeurait autour d'un phénomène relatif à la copie tant en terme du contenu que celui de la présentation entre les sites concurrents, cet incident découlerait du manque d'interaction générale sur notre réseau. Il démontre justement que nous avons suffisamment d'échanges pour nous retrouver dans une telle situation. Par contre, je suis tout à fait d'accord sur la certitude que l'on apprend à mieux maîtriser de similaires cas en réalisant régulièrement des échanges polyphoniques.

En effet, l'acte de copier un style, une expression même est une forme naturelle de l'interaction sur l'Internet et pour la majorité des cas, cela se passe sans que les deux parties s'entendent pour autoriser cet acte.
Pour un site à but lucratif, il s'agit de la concurrence à réguler et stimuler à la fois et ce serait inutile de l'étoffer opiniâtrement.

L'inter-activité certes passive de ce type éclaire bien sur un point caractéristique de cet espace numérique qui reste toujours inventif; Nous pouvons accéder à cet espace public et exprimer aux autres internauts sur nos compétences professionnelles à travers la page de profit, grâce à la technologie commune dans différents sites, tels que Facebook ou autres. Or, cette technologie ne requiert pas forcément la délibération pour chaque intervention, une contribution donnée. Nous ne devrions pas l'oublier.

Notre difficulté de mener à bien le développement du réseau ne consiste pas proprement dans le manque de l'audience, mais se repose sur notre volonté de conserver nos divergence à part les deux traits principaux communs, Freelancer/Francophone-Japonophone. Cela reste toujours un défi, d'autant plus que la technologie numérique est performante pour dégrossir les divergences, tout en absorbant de plus en plus de contenus de toutes sorte de ramification. Logiquement il sera plus facile pour un réseau avec un cadre 100% convergeant d'optimiser ses contenus par la différence subtilement exprimée de ses membres que pour un réseau plutôt divergeant qui se tient à peu de points communs d'élaborer ses contenus à partager; ce n'est pas du tout facile.

De plus, le fait que nous continuons notre action sans qu'il y ait obligatoirement la délibération ne correspond pas toujours à 100% à la réalité, mais nous fait situer plutôt dans l'imprévisible à deux dimensions juxtaposées; dans la vie réelle et dans l'espace numérique où la visibilité est déjà une forme d'interaction au sens technique présupposé.

Comment exploiter cet espace commun à nous s'avère donc extrêmement complexe, d'où l'inactivité du réseau ne devrait pas pouvoir se traduire comme l'inaction dans la réalité.
Lionel Dersot Commentaire par Lionel Dersot le 22 Mai 2009 à 11 18
Tu te trompes de cible Michael. Je ne te suis pas, je ne te suis plus dans la politique des bisous et des clins d'yeux. Et tu n'es pas plus autorisé que moi à définir ce qu'est un discours "négatif". Quelle est ta norme? La télévision, la litérrature self-help et le positivisme aux zygomatiques figées dans la crampe? Un seul participant s'est retiré à ma connaissance, c'est à dire "désinscrit". Je l'ai d'ailleurs rencontré après et nous sommes en très bon termes. C'est un choix respectable, et il n'y a aucun cynisme dans le choix de ce vocabulaire. Les autres qui ne lisent pas, ont oublié FFJ, et laissé derrière une page profile ouverte à tout vent qui n'est pas à leur bénéfice, ni au bénéfice de FFJ. Ma stratégie, c'est la franchise, pas la langue de bois, ni le magazine "Réussir" avec un manequin qui sourit sur la couverture. Mon action se place dans la réalité. FFJ, cela ne peut se traduire que dans l'action, pas dans la pose dans un trombinoscope. Que cela ne soit pas facile, c'est évident, sinon il y en aurait déjà eu. Nous ne sommes pas dans la logique statistique d'un Facebook où qu'importe l'intéraction, l'important étant de faire valoir le nombre d'inscrits en attendant de définir le business model. Il est de la responsabilité de l'administrateur de passer la serpillère derrière les bourdes et la perfection dans l'usage de cet espace commun n'est pas une donnée innée. Donc faire des gaffes fait partie de la réalité et j'assume en premier, et je suis le premier gaffeur en chef. Se taire et lire fait aussi partie de la réalité, mais se taire et lire et se sentir outré, et continuer à se taire relève de la psychologie, et je n'ai pas de qualification dans ce domaine. Encore une fois, il n'y a rien à gagner à figurer ici sinon que dans l'action. Il y a des lieux virtuels de faire valoir qui sont beaucoup mieux captés par les moteurs de recherche, donc la stratégie de "je m'inscris partout, on sait jamais, ça peut servir" a un sens statistique sur des grands réseaux, mais sur une niche comme FFJ, ce n'est pas le nombre qui compte, c'est l'intéraction. Heureusement elle existe même si tout ne transpire pas sur cette top page. La négativité c'est le silence, la procrastination, le rien faire. Ça c'est méchament négatif et néfaste au projet. Et si exposer ce fait est perçu comme négatif et néfaste parce qu'exposer sa franchise est indécent, je vote pour cette indécence là.
Michael Goldberg Commentaire par Michael Goldberg le 22 Mai 2009 à 10 46
Lionel, comme tu le sais, je crois qu'un ton réactif et négatif envers les non-actifs a des conséquences contraires à ce que nous souhaitons – l'animation du réseau FFJ. Ça n'aide pas de se railler des silencieux. Dans ce billet de blogue FFJ, tu reviens avec le mantra "il y a un autre acte responsable et à mon sens très honorable qui est de se désinscrire." Ceux qui nous lisent ici sont justement ceux qu'on veut attirer davantage, et non offusquer. Cette attitude négative est une cause principale du départ de plusieurs de nos participants les plus actifs au passé. Je te prie de laisser tomber dorénavant cette stratégie inefficace et néfaste.

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