Professeurs au Japon ? quel avenir ? dans quelles conditions ?
Pourquoi les discussions sont-elles effacées ? Y a-t-il un moyen de les récupérer ?
Dans l'une, on y parlait de la précarité des profs, et Olivier parlait de fixer un prix minimum pour les leçons. Kuri écrivait que le syndicalisme était nuisible, que l'opposition frontale n'était pas la solution et Michael sous-entendait le contraire (qu'une grève serait le seul moyen de faire pression pour obtenir ce prix plancher).
Dans l'autre, Kuri évoquait ce fameux diplôme FLE qui, même si je le détiens, s'avère être une imposture. Il permet de se spécialiser en didactique et pas de se retrouver devant une classe (la fosse aux lions au début). Quand on voit les conditions de travail des "écoles" qui se (sur)focalisent la-dessus, ça fait un peu rigoler. En général, à part exception en fac (titulaires, pas arubaito), les profs qui y enseignent ont des contrats sans aucune valeur légale (écrits en français au Japon, par exemple), des salaires allant de plus en plus vers le bas, pas de congés payés ni de congés maladie, bien sûr pas de "bonus" ou autres. Dans les plus petites écoles, c'est du baito, donc c'est encore plus la jungle.
La précarité. Ce qui n'empêche pas l'apathie, le chacun pour soi. Bien au contraire. Je ne vois malheureusement aucune volonté d'inverser la tendance de l'exploitation généralisée. Tout le monde a peur pour son travail. Et c'est pour cela que l'on se replie. Triste...
A ceci s'ajoute une tendance à la baisse d'étudiants qui n'augure pas du meilleur pour les années à venir. La photo de classe déserte de ce groupe est-elle prémonitoire ? Je souhaite que non et c'est à nous de réfléchir efficacement pour enrayer ce double processus (exploitation + tarissement de la demande).
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